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La réponse calédonienne à la crise

La Nouvelle-Calédonie a bénéficié d’une croissance exceptionnelle, pendant toute la période de l’Accord de Nouméa, de presque 4 % par an. La croissance a ensuite diminué de moitié pour atteindre un petit 1,4 % en 2015 et descendre entre 0,3 et 0,5% en 2016, selon les prévisions du gouvernement pour le 7ème débat d’orientations budgétaires.

Une très forte détermination à relancer l’économie a prévalu, basée sur un mélange empirique de volontarisme néo-keynésien et d’une économie du ruissellement, dite « trickle down economics », en clair, enrichir les riches pour qu’ils investissent.

La Calédonie en a renforcé tous ses défauts : augmentation de la dépense publique, de l’emploi public, de la dette, des inégalités, de la dépendance aux transferts, sur une pente qui n’est pas soutenable. Les résultats, mitigés, relèvent de l’artifice. L’Etat, garant du contrôle administratif et budgétaire, a disparu.

Pouvait-on faire autrement ? Peut-on faire autrement ?

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Productivité sectorielle du travail et compétitivité de l'économie de la Nouvelle-Calédonie

Petite économie insulaire du Pacifique Sud, la Nouvelle-Calédonie se distingue dans l’ensemble de l’outre-mer français, et plus encore en Océanie insulaire, par un niveau de vie et de développement humain élevé. Les quinze dernières années ont été marquées par un progrès économique et social important, notamment grâce aux effets induits des investissements réalisés dans l’exploitation du nickel, ressource naturelle constituant la principale richesse de l’île. Cependant, comme beaucoup de petits états insulaires, la Nouvelle-Calédonie souffre de handicaps (éloignement, petite taille de marchés, dépendance en produits manufacturés, ...) qui la rendent vulnérable aux chocs exogènes, même si à la différence d’autres territoires elle dispose de ressources minières importantes. Le ralentissement du rythme de croissance observé depuis quelques années met à jour, outre les facteurs conjoncturels, l’essoufflement du modèle calédonien de croissance « extensive » ; produire plus à partir de plus d’intrants, pour satisfaire le marché intérieur, en se protégeant de la concurrence internationale. 

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Les accords sur la vie chère

La commission spéciale auprès du Congrès pour l’élaboration et le suivi d’accords économiques et sociaux, dite de la « vie chère », a signé le 12 juin 2012 un document d’orientations consensuelles.

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Eclairage sur les inégalités au travail

Le magazine ECLAIRAGE s'est intéressé au travail  et aux conditions et inégalités que l'on retrouve au sein de la société calédonienne, entre les ethnies, entre hommes et femmes notamment. L’émission, qui a été diffusée sur NC 1ère jeudi 3 mai à 20h00 avec la concurrence du débat d’entre les deux tours de la présidentielle ( !), a été tournée à l'usine SLN de Doniambo, avec 2 invités :

Alexandre Gautier : directeur de l'ISEE

Catherine Ris : maîtresse de conférence en économie à l'Université de Nouvelle-Calédonie

Le magazine, présenté par Emmanuelle Darman peut être visualisé pendant une semaine sur www.pluzz.fr/eclairage ou sur le site de NC1ère ou à l’adresse suivante http://www.magazine-eclairage.com/

Lire l'article de Samuel Gorohounaet Catherine Ris

Formation et rééquilibrage

La Nouvelle-Calédonie se caractérise dans l’ensemble de l’outre-mer français par un niveau de PIB par habitant élevé et une croissance forte. Cependant, dans ce pays « riche », les inégalités sont patentes. Le développement industriel du pays a conduit à de fortes disparités géographiques qui se superposent aux inégalités ethniques. Ainsi, les Kanak, peuple autochtone, ne bénéficient pas des mêmes caractéristiques socio-économiques que les non Kanak. Dans ce contexte, des politiques de réduction des inégalités ont été mises en place il y a plus de 20 ans. C’est au regard de ces politiques qu’il s’agit d’évaluer l’évolution des inégalités liées à l’insertion sur le marché du travail.

En utilisant les données des quatre derniers recensements de la population, cette étude montre que si des progrès ont été réalisés dans l’accès aux diplômes, l’accès à l’emploi reste toujours très inégalitaire entre les communautés. Les non Kanak ont un taux d’emploi supérieur de 26 points à celui des Kanak.

Pour les diplômes comme pour les emplois, l’analyse qualitative montre que plus le niveau est élevé, plus les inégalités sont fortes ; l’accès aux diplômes de l’enseignement supérieur et l’accès aux professions supérieures sont encore largement réservés aux non Kanak. Cependant, c’est aussi dans l’accès à ces plus hauts « grades »  que les inégalités ont le plus baissé en 20 ans.

En contrôlant pour les caractéristiques individuelles observées et en particulier la dotation en capital humain et la province de résidence, l’impact de l’ethnie sur la probabilité d’emploi, quelle qu’en soit la catégorie, baisse mais reste toujours significatif.

Il semble donc que les efforts réalisés dans le domaine de l’éducation ne soient pas récompensés sur le marché du travail. Ce résultat pose la question de l’incitation dans l’investissement en capital humain pour les Kanak, qui se voient toujours marginalisés dans l’accès aux plus hauts diplômes et aux plus hautes responsabilités.

Cette question a fait l’objet d’une publication en anglais, conjointement entre Samuel Gorohouna, docteur en sciences économiques, et Catherine Ris, maîtresse de Conférences en sciences économiques à l’Université de la Nouvelle-Calédonie.

Vous pouvez le télécharger ici :  Does school achievement improve labour market positions for the Indigenous New Caledonians ?

 

Pour qu’il existe demain encore une agriculture calédonienne

L’agriculture calédonienne est en échec. Les prix sont trop élevés, la demande du consommateur capitule devant la hausse des prix, la Calédonie n’est plus auto-suffisante, les Kanak n’ont pas pris le relais des broussards, et même ici, les questions écologiques vont nous rattraper. La vente de la terre agricole à des non agriculteurs, qui a causé l’envol absurde des prix, est la première cause du déclin agricole. Si on veut que des jeunes s’installent, il faut interdire la vente de la terre rurale à ceux qui ne la travailleront pas. C’est facile et cela ne coûte rien que du courage politique. Et il faut aussi imposer fortement les terres non mises en valeur. Ce choix n’est jamais fait, parce qu’on privilégie toujours la rente des vieux sur l’avenir des jeunes générations et qu’on a confondu consommation et développement.

Le point de vue développé a été publié en rubrique « Opinions » dans les Nouvelles calédoniennes du 8 mars 2012.

Vous pouvez le retrouver ici : LNC_Opinions_8_03_2012.pdf

La vie chère outre-mer : un choix de société

Les « rentes » des différents opérateurs, loin de se neutraliser, s’additionnent en bout de chaîne au détriment des consommateurs pour imposer des prix bien plus élevés qu’en Métropole. Comme les entreprises maximisent leurs profits grâce à la frange aisée de la population, la population pauvre est doublement marginalisée, ce qui nourrit un cercle vicieux entre les surprofits et les inégalités. Personne ne veut rompre le cercle. Il s’agit d’un choix de société.

 

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Immobilier et populisme

« Tout terrain, toute maison, tout immeuble verra sa possibilité de construction augmenter de 30 % », a annoncé Nicolas Sarkozy lors de son intervention télévisée du 29 janvier 2012. Concrètement les promoteurs immobiliers pourront bâtir 30 % de surfaces supplémentaires sur un même terrain. Ces changements concernent aussi les logements existants. Les particuliers pourront ainsi agrandir leur résidence. Cette densification de la construction serait instaurée pour trois ans par une loi supposée être adoptée en février. Le président imagine cette augmentation de la construction faire baisser les prix.

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Les agences de notation

Le maintien du triple A, qui est l’appréciation de la solvabilité de la France ou rating, est loin d’être un point acquis. Et ici ? La notation financière de la Polynésie française s'est fortement dégradée, passant de BBB+ à BBB- cette année. La Nouvelle-Calédonie n’empruntant pas directement sur les marchés internationaux évite d’être notée. Les agences de notation et les notes sont aujourd’hui au cœur des interrogations sur la crise.

Elisabeth Alma, maître de Conférences en gestion – HDR, s’est interrogée sur le système. Cet article est paru dans les Infos du 16 décembre 2011.

Vous pouvez le télécharger ici : agences-notation_EAlma.pdf 

Groupes d’intérêt non organisés, politiques économiques endogènes et bien-être

Groupes d'intérêt non organisés,
politiques économiques endogènes et bien-être

 

Gaël Lagadec, LARJE (UNC)

 

Résumé : l'action des groupes d'intérêt actifs (lobbies) est traditionnellement jugée comme une source de gaspillage préjudiciable à l'économie et diminuant le bien-être social. Cette analyse peut-elle s'adapter au cas des grands groupes non organisés qui ne réclament rien directement ? Ou, au contraire, la mise en place des politiques améliorant la situation de ces grands groupes permet-elle d'améliorer le bien-être social ?

L'article peut-être téléchargé ici : ecopub_11-7-11.pdf

Quelles perspectives d’intégration régionale pour la Nouvelle-Calédonie ?

Quelles perspectives d'intégration régionale
pour la Nouvelle-Calédonie ?

 

Gaël Lagadec, Université de la Nouvelle-Calédonie (LARJE)

Résumé : La Nouvelle-Calédonie est une collectivité d'Outre-mer qui dispose d'une autonomie croissante vis-à-vis de la Métropole. Paradoxalement l'économie calédonienne repose fortement sur les transferts reçus de la Métropole, alors que son insertion dans les échanges régionaux océaniens est très faible. Dès lors l'intégration régionale revêt un enjeu particulier, a fortiori dans la perspective d'être confronté à la concurrence de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande. Si les acteurs économiques calédoniens (comme polynésiens) sont résolument contre l'intégration régionale, le gouvernement calédonien semble beaucoup plus ouvert, comme l'attestent ses récentes déclarations. Le contexte de l'émancipation progressive explique certainement cette position, de même que les pressions exercées par l'Australie à l'encontre du protectionnisme calédonien. Pour autant, un gouvernement peut-il s'engager dans une politique réunissant localement un quasi consensus contre elle ?

 

Mots clés : Nouvelle-Calédonie, Pacifique, intégration régionale, Picta, Pacer.

 

L'article peut être téléchargé ici :integration regionale_nc gael lagadec juillet 2011.pdf

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