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Actualité : le livre sur l'indépendance des universités est en ligne

L’article 27 de la loi organique permettrait le transfert de l’enseignement supérieur. C’est un dispositif « à double clé » qui exige une demande du Congrès à la majorité simple et une loi organique de transfert. On ne transfèrerait ainsi pas à droit constant.

Le transfert de la compétence de l’enseignement supérieur signifierait-il d’abord que le Congrès de la Nouvelle-­Calédonie pourrait devenir compétent pour réglementer à la fois l’enseignement comme les modalités d’organisation du service public, y compris les dispositions institutionnelles concernant l’université ? L’université aurait-t-elle bien vocation à devenir un établissement public de la Nouvelle‐Calédonie ? Le transfert concernerait aussi les autres formations post bac. Cette perspective est ouverte, sous le futur contrôle des statuts par la Nouvelle-­Calédonie elle-­même. Les contraintes liées à l’indépendance des universitaires et à l’autonomie des établissements limiteraient-elles la Nouvelle-Calédonie ? L’Etat lui-même a-t-il une liberté totale dans l’élaboration de la loi organique qui opérerait le transfert de l’enseignement supérieur ? N’est-il pas tenu de respecter des principes constitutionnels établis et lesquels ? Ces principes seraient-ils ensuite opposables au Congrès de la Nouvelle-­Calédonie lorsqu’il prendra le relais de l’Etat ? Peut-on plaider pour que l’université devienne un établissement public « autonome » de la Nouvelle-­Calédonie, avec un statut particulier qui devra lui reconnaitre ses libertés universitaires ?

 

Le livre est téléchargeable ici : Livre indépendance univ. PUNC 2017

Colloque : La coutume dans le droit calédonien

Le Laboratoire de recherches juridique et économique (Larje) de l'Université de la Nouvelle-Calédonie (UNC) propose un colloque intitulé « La coutume dans le droit calédonien », les 27 et 28 avril 2017, dans le grand amphithéâtre du campus universitaire, à partir de 8h30. Durant un jour et demi, une dizaine d’intervenants, unissant les connaissances universitaires et l’expérience de la pratique, apporteront leurs éclairages et expertises sur le bilan de 30 ans de droit coutumier puis questionneront la place, la réception et les perspectives de ce droit coutumier.

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Ce colloque, ouvert à tous, est la restitution du projet de recherche « L’intégration de la coutume dans le corpus normatif contemporain de la Nouvelle-Calédonie », dirigé par Étienne Cornut, maître de conférences HDR en droit privé à l’UNC, et Pascale Deumier, professeur en droit privé à l’Université Jean Moulin Lyon 3.

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La réponse calédonienne à la crise

La Nouvelle-Calédonie a bénéficié d’une croissance exceptionnelle, pendant toute la période de l’Accord de Nouméa, de presque 4 % par an. La croissance a ensuite diminué de moitié pour atteindre un petit 1,4 % en 2015 et descendre entre 0,3 et 0,5% en 2016, selon les prévisions du gouvernement pour le 7ème débat d’orientations budgétaires.

Une très forte détermination à relancer l’économie a prévalu, basée sur un mélange empirique de volontarisme néo-keynésien et d’une économie du ruissellement, dite « trickle down economics », en clair, enrichir les riches pour qu’ils investissent.

La Calédonie en a renforcé tous ses défauts : augmentation de la dépense publique, de l’emploi public, de la dette, des inégalités, de la dépendance aux transferts, sur une pente qui n’est pas soutenable. Les résultats, mitigés, relèvent de l’artifice. L’Etat, garant du contrôle administratif et budgétaire, a disparu.

Pouvait-on faire autrement ? Peut-on faire autrement ?

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Productivité sectorielle du travail et compétitivité de l'économie de la Nouvelle-Calédonie

Petite économie insulaire du Pacifique Sud, la Nouvelle-Calédonie se distingue dans l’ensemble de l’outre-mer français, et plus encore en Océanie insulaire, par un niveau de vie et de développement humain élevé. Les quinze dernières années ont été marquées par un progrès économique et social important, notamment grâce aux effets induits des investissements réalisés dans l’exploitation du nickel, ressource naturelle constituant la principale richesse de l’île. Cependant, comme beaucoup de petits états insulaires, la Nouvelle-Calédonie souffre de handicaps (éloignement, petite taille de marchés, dépendance en produits manufacturés, ...) qui la rendent vulnérable aux chocs exogènes, même si à la différence d’autres territoires elle dispose de ressources minières importantes. Le ralentissement du rythme de croissance observé depuis quelques années met à jour, outre les facteurs conjoncturels, l’essoufflement du modèle calédonien de croissance « extensive » ; produire plus à partir de plus d’intrants, pour satisfaire le marché intérieur, en se protégeant de la concurrence internationale. 

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Le crépuscule de la France d’en haut

L’essai de Christophe Guilluy, géographe souvent polémique, auteur de « La France périphérique », Flammarion 2014, a fait événement (Christophe Guilluy « Le crépuscule de la France d’en haut », Flammarion 2016).

Sa thèse est que notre société est largement dominée et gouvernée par les 1% qui détiennent l’essentiel du pouvoir et de la richesse. Ils ont gagné idéologiquement par les vertus de la mondialisation et du multiculturalisme, cautionnées par tous ceux qui, sans être riches, sont les bénéficiaires de la mondialisation et de ceux qui en sont protégés. Cette domination a un prix sévère, le sacrifice des perdants de la mondialisation ; c’est cette « France périphérique » qui demeure pourtant majoritaire et qui n’a pas encore de représentation politique. On songe au dernier livre du politologue de l’IPSOS, Brice Teinturier, « Plus rien à faire, plus rien à foutre, la vraie crise de la démocratie », Robert Laffont 2017. En tout cas, à l’approche de présidentielles incertaines, il offre un intéressant cadre de lecture du vote Le Pen. 

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L'Intégration de la coutume dans le corpus normatif contemporain en Nouvelle-Calédonie

Le rapport définitif concernant le projet de recherche sur l'Intégration de la coutume dans le corpus normatif contemporain en Nouvelle-Calédonie, dirigé par Etienne Cornut, maître de Conférences à l’université de la Nouvelle-Calédonie et membre du LARJE, avec Pascale Deumier, professeur de droit privé à l’université de Lyon 3, vient de paraitre.

Ce projet a été financé par la Mission de recherche Droit et Justice (appel à projet national), l'Université de la Nouvelle-Calédonie et la province Nord.  Un colloque de restitution des résultats se tiendra à l'Université de la Nouvelle-Calédonie les 27 et 28 avril prochains.

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15 ans de lois du pays en Nouvelle-Calédonie

L’ouvrage 15 ans de lois du pays en Nouvelle-Calédonie, sous la direction de Carine David, maître de Conférences à l’université de la Nouvelle-Calédonie et membre du LARJE, est paru aux presses universitaires d’Aix-Marseille (PUAM). Depuis 1999, le Congrès de la Nouvelle-Calédonie s’est vu octroyer le pouvoir d’adopter des normes législatives locales : les lois du pays. Nées de la constitutionnalisation de l’accord politique signé à Nouméa le 5 mai 1998 au titre XIII de la Constitution, les lois du pays calédoniennes inaugurent un dédoublement unique de la compétence législative dans l’histoire constitutionnelle française. La période d’application de l’accord de Nouméa arrivant bientôt à son terme, il est apparu nécessaire de dresser un premier bilan de l’œuvre législative du Congrès de la Nouvelle-Calédonie. 

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Droit et comptabilité. La spécificité des comptes publics

L’ouvrage Droit et Comptabilité, la spécificité des comptes publics, sous la direction de Sébastien KOTT, professeur de droit public à l’Université de Poitiers, avec la collaboration de Jocelyn Bénéteau et Manuel Tirard, maîtres de Conférences à l’université de la Nouvelle-Calédonie, membres du LARJE, est paru aux éditions Economica.

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Vive l’exception française !

Vive l’exception française !, cet essai de Gaëtan Gorce, sénateur socialiste de la Nièvre, publié en novembre 2016 aux Editions Lignes de repère, est roboratif et servi par une plume fluide ; il se lit d’un trait. « Né d’indignation et d’enthousiasme mêlés » (p. 13), il est en phase avec les interrogations sociales de la France à l’approche de la présidentielle.

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L’état d’urgence et l’Etat de droit

Olivier Beaud, professeur de droit public à l’université de Paris II et membre de l’Institut Universitaire de France, a donné une conférence publique à l’Université de la Nouvelle-Calédonie le 24 novembre 2016, sur le thème de « l’état d’urgence et l’Etat de droit ».

A la différence de ce qui s’était passé au lendemain des attentats de janvier 2015 (dits de « Charlie-Hebdo »), le pouvoir exécutif a résolu d’instaurer immédiatement l’état d’urgence le soir même des attentats du 13 novembre 2015. Intervenant à la télévision, le chef de l’Etat annonçait solennellement le recours à l’état d’urgence. Après quelques jours, le Parlement a adopté, le 20 novembre 2015 une loi prorogeant l’état d’urgence pour une durée de 3 mois, mais aussi modifiant, en le durcissant, le contenu de la loi du 3 avril 1955. L’état d’urgence a ensuite été prolongé de trois mois à compter du 26 février, puis de deux mois supplémentaires, à partir du 26 mai 2016, afin de couvrir l’organisation en France du championnat d’Europe de football et, enfin, de six mois par la loi du 21 juillet 2016, après la tragédie niçoise. La France vit donc toujours sous le régime de l’état d’urgence depuis une année. 

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L'indépendance des universités ou la question du transfert au titre de l'article 27

L'indépendance des universités - La question du transfert au titre de l'article 27 

Journée du vendredi 18 novembre 2016 à l'Amphi 400

 

L’article 27 de la loi organique permettrait le transfert de l’enseignement supérieur. C’est un dispositif « à double clé » qui exige une demande du Congrès à la majorité simple et une loi organique de transfert. On ne transfèrerait ainsi pas à droit constant.

Le transfert de la compétence de l’enseignement supérieur signifierait-il d’abord que le Congrès de la Nouvelle-­Calédonie pourrait devenir compétent pour réglementer à la fois l’enseignement comme les modalités d’organisation du service public, y compris les dispositions institutionnelles concernant l’université ? L’université aurait-t-elle bien vocation à devenir un établissement public de la Nouvelle‐Calédonie ? Le transfert concernerait aussi les autres formations post bac. Cette perspective est ouverte, sous le futur contrôle des statuts par la Nouvelle-­Calédonie elle-­même. Les contraintes liées à l’indépendance des universitaires et à l’autonomie des établissements limiteraient-elles la Nouvelle-Calédonie ? L’Etat lui-même a-t-il une liberté totale dans l’élaboration de la loi organique qui opérerait le transfert de l’enseignement supérieur ? N’est-il pas tenu de respecter des principes constitutionnels établis et lesquels ? Ces principes seraient-ils ensuite opposables au Congrès de la Nouvelle-­Calédonie lorsqu’il prendra le relais de l’Etat ? Peut-on plaider pour que l’université devienne un établissement public « autonome » de la Nouvelle-­Calédonie, avec un statut particulier qui devra lui reconnaitre ses libertés universitaires ?

Le livre est paru aux PUNC. Il est ici : Livre Independance Univ. PUNC 2017 

 

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